Les caractéristiques physiques n’ont pas leur place dans un bilan politique

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Dans un article intitulé « Anna Rosenwasser: Ha ke Ahnig » (Anna Rosenwasser : aucune idée), paru sur « Inside Paradeplatz », l’auteur puise amplement dans d’anciennes déclarations de la conseillère nationale Anna Rosenwasser à propos de sa taille de soutien-gorge et les relie au bilan prétendument négatif de son travail parlementaire. Il qualifie ses prestations politiques de médiocres et fait des remarques désobligeantes sur sa poitrine : « Rosenwasser trägt schwer an ihnen. 80D seien ihre Masse, klagt sie. Das ist sehr voluminös. lm Autosport wären das 400 PS. » (Rosenwasser porte un fardeau. Elle se plaint de son 80D. C’est effectivement très volumineux. En sport automobile, cela reviendrait à 400 chevaux.).

« Inside Paradeplatz » argumente en disant que les personnages publics doivent être à même de supporter les critiques acerbes, de telles déclarations étant à ses yeux de nature à décrire leur travail de manière percutante.  

Le Conseil suisse de la presse note qu’il est permis de critiquer durement les femmes et les hommes politiques. Il n’est par contre pas permis de réduire à ce point une personne à ses caractéristiques physiques que l’évaluation de leurs prestations n’a plus aucune valeur informative. 

C’est le cas dans l’article susmentionné : la tour de poitrine de Mme Rosenwasser ne présente aucun lien matériel avec sa manière d’exercer son mandat. L’article viole par conséquent l’interdiction de la discrimination. 

Prise de position 22/2026