Le Conseil suisse de la presse a admis, sur l’essentiel des griefs, une plainte d’un couple de voisins et de la commune de Sargans contre un article de « Blick » consacré au conflit qui les oppose depuis de longues années à un garagiste. Il a noté en particulier que l’article et les contributions correspondantes de Blick sur les réseaux sociaux présentaient le conflit majoritairement du point de vue du garagiste, omettaient des informations importantes ou fournissaient des informations fallacieuses. « Blick » avait certes pris contact avec le couple et la commune avant de publier l’article, mais leurs points de vue n’avaient été exposés que de manière minimaliste et non appropriée.
Le Conseil suisse de la presse s’est également montré critique à l’égard de la manière dont « Blick » gère les commentaires relatifs à ses contributions sur les réseaux sociaux, dont certains sont diffamatoires voire contiennent des menaces de violence. Contrairement à l’argumentation de « Blick », sa rédaction est responsable de la diffusion de tels commentaires sur TikTok ou Instagram et doit retirer les contributions et commentaires illicites ou du moins empêcher qu’ils soient accessibles.